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Mardi 18 Avril

 Ste Marie des Victoires, nous nous arrêtons devant la fameuse Ste Thérèse du Bernin, percée au cœur de la flèche brûlante de l’ange. Celui-ci a le sourire gracieux et pervers de Cupidon et l’extase de la Sainte ressemble vraiment trop à une pâmoison. Cette statue, très belle, est vraiment déplacée dans une église.

Nous voyons encore quelques églises : St Bernard delle Terme, ronde et Ste Suzanne, église des Américains, ornée de peintures aux tons très doux. Par les quattro Fontane et la Place Barberini, nous gagnons la galerie Doria où nous restons longtemps en contemplation devant l’Innocent X de Velasquez, figure de pontife fermée et soupçonneuse, étrange et admirable portrait qui révèle une âme.

 midi trente je prends le car pour Tivoli. Sur la route, nous nous arrêtons à la villa Hadriana, construite par l’empereur Hadrien à quelques kilomètres de Rome. C’est une vraie petite ville grecque avec un théâtre, des thermes, un temple, un stade, un palais ou maison d’or.  travers de belles allées bordées d’arbres, on découvre même les enfers et la Vallée de Tempé. Des marbres et des mosaïques donnent l’idée de l’ancienne splendeur de ces ruines, encore bien conservées et placées dans un endroit délicieux, rempli de fleurs. Un petit professeur, tout frais émoulu de l’Université se fait notre guide et nous explique les merveilles de ce palais.
Le car nous conduit ensuite à Tivoli, vieille petite ville accrochée à flanc de coteau, avec des rues tortueuses et des voûtes basses. La villa d’Este est un petit bijou. Le jardin, assez petit d’ailleurs, est arrangé avec un soin raffiné, des allées de fleurs conduisent ici à une cascade, là vers un grand bassin, ailleurs jusqu’à une rocaille sur laquelle coule un jet d’eau. De petits escaliers de pierre descendent en tournant vers de frais sous bois ou conduisent à une terrasse d’où l’on aperçoit la ville et la campagne romaine. L’ensemble de ce petit coin est exquis, peut-être un peu mièvre, un peu trop recherché, mais si représentatif de cette fin de Renaissance italienne où de grands seigneurs fastueux compliquent à l’excès leurs recherches du plaisir le plus subtil, héritiers des riches patriciens aux luxueuses maisons de campagne.



Dr. Radut | page